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Loin de se concurrencer ou de se présenter en solutions alternatives, les évolutions des architectures de l'État et des collectivités locales se développent conjointement dans le cadre de la réforme territoriale.

Cette conjonction vise à rendre l'organisation administrative plus lisible et efficace sur l'ensemble du territoire, moins coûteuse et plus soucieuse de la prise en compte des besoins citoyens.

Elle constitue à ce titre un enjeu politique majeur.

L'actualité récente, en raison notamment de l’organisation des élections régionales en décembre dernier, a principalement jeté les projecteurs sur les régions.

Mais il ne faut pas oublier que cette nouvelle étape dans la réforme territoriale concerne également au premier chef les services de l'État en région et plus particulièrement les services interministériels qui se situent dans les 7 nouvelles régions issues d'une fusion. Ce sont en effet près de 46 000 agents de l'État qui sont concernés par ce mouvement de réforme dont 28 000 qui se situent dans les régions ayant fait l’objet d’un regroupement.

Six ans pour convaincre

Janvier 2016 : les nouvelles régions sont en ordre de marche. Élément le plus marquant de la réforme territoriale mise en place par les lois des 16 janvier et 7 août 2015, elles ont passé le cap des élections des 6 et 13 décembre, puis se sont dotées, dans la foulée ou le 4 janvier, des exécutifs qui vont leur donner  ou non  la capacité d'action qu'elles méritent.

La réforme améliore l'existant sur deux axes fondamentaux :

  • elle vise à clarifier et mieux organiser les compétences entre les divers acteurs, État et entités territoriales ;
  • elle donne aux Régions des pouvoirs accrus, le plus souvent sur un territoire beaucoup plus étendu, et une capacité de développement dans les divers domaines d'intervention politique, social, économique…

Elle participe donc de la rénovation de l’action publique, ses conséquences seront directes pour les exécutifs, les services et les personnels territoriaux.